(Actualisé avec la lettre de CIAM, précisions)
PARIS, 18 septembre (Reuters) - L'investisseur activiste
CIAM a écrit mardi à la direction de Scor SCOR.PA pour lui
reprocher son rejet de l'offre de rachat soumise par l'assureur
mutualiste Covéa (GMF, MAAF et MMA).
L'offre en numéraire de Covéa de 43 euros par action
représente une prime de 21% par rapport au cours de Scor à la
veille de la divulgation de cette proposition le 4 septembre.
Dans une lettre adressée mardi au PDG de Scor Denis Kessler,
CIAM, qui détient 0,77% de Scor, engage celui-ci à engager avec
l'assureur français des discussions sur son offre soumise le
mois dernier, menaçant à défaut d'engager sa responsabilité et
celle du conseil d'administration "pour ce qui constituerait une
faute de gestion caractérisée".
"Cette décision (de rejet - NDLR) est en effet justifiée par
des considérations générales relatives à l'indépendance de Scor,
et me semble en réalité traduire une volonté d'indépendance du
conseil d'administration de Scor vis-à-vis de ses propres
actionnaires, ce qui n'est évidemment pas acceptable", écrit
Catherine Berjal, présidente de CIAM.
Kessler avait rejeté la proposition de Covéa en mettant en
avant la nécessité de Scor de rester indépendant et jugeant que
le prix proposé "ne reflète ni la valeur intrinsèque de Scor ni
sa valeur stratégique".
Selon une source proche de Covéa, l'assureur, qui détient
déjà 8,5% environ du capital de Scor, prépare une nouvelle
approche.
D'après le Financial Times, Ian Kelly, chargé chez Scor des
relations avec les investisseurs, CIAM entend faire une
plus-value rapide sur cette opération. "Nous jugeons cela
inacceptable", a-t-il dit au quotidien financier.
Une porte-parole de Scor a confirmé les propos de Kelly.
Covea, qui s'affirme de plus en plus sur le marché de
l'assurance en France, espère que cette opération lui donne une
envergure européenne, où un mouvement de consolidation promet de
multiplier les occasions d'acquisition.
Une clause de 2016 l'oblige à soumettre toute hausse de sa
participation à l'approbation du conseil d'administration au
moins jusqu'en avril 2019 et Covéa a dit qu'il comptait
respecter ses engagemente.
La nature fragmentée de l'actionnariat de Scor, où personne
n'a une participation supérieure à celle de Covéa, en fait une
cible potentielle pour une OPA hostile.
(Inti Landauro
Bertrand Boucey et Wilfrid Exbrayat pour le service français)
Le fonds CIAM dénonce le rejet par Scor de l'offre de Covéa
information fournie par Reuters 18/09/2018 à 23:29
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